L'alcool tue chaque
année, on ne le sait que
trop, en étant à l'origine d'accidents de la route et
de certaines maladies. Mais les dommages sociaux liés à
l'alcool sont aussi très importants : accidents domestiques,
incendies, actes de violence, divorces, suicides, noyades. La
suralcoolisation est en cause dans de nombreux dysfonctionnements
sociaux, troubles relationnels et comportements dommageables à
autrui.
Interdisons donc l'alcool, sans nous poser plus
de questions !
Poursuivons ceux qui
participent à sa production,à son trafic ou qui le
consomment. Pour protéger la société, laissons
se développer des circuits clandestins et mafieux, habituons
les consommateurs à transgresser des lois qu'ils jugent
ridicules et inadaptées, laissons-les consommer des produits
de mauvaise qualité, encore plus toxiques que les produits
dont la qualité est contrôlée par l'Etat, et
surtout refusons de recueillir des taxes dues à une conduite
dépravée.
L'Organisation mondiale de la Santé a
reconnu récemment que les trois drogues les plus
dangereuses étaient le
tabac, l'alcool et l'héroïne. Deux d'entre elles sont en
vente libre et enrichissent notre Etat, en même temps qu'elles
assèchent les comptes de la Sécurité Sociale.
Alors que le cannabis, drogue douce, rappelons-le, est interdit dans
la plupart des pays d'Europe. On peut expliquer cette
répartiition irrationnelle entre drogues légales et
illégales par des raisons culturelles. On peut aussi se demander à quels lobbies
mafieux elle profite...
La quasi-totalité des médicaments
est pourvue d'effets indésirables, tandis que de nombreuses
drogues, dont la morphine, médicament de
référence dans le traitement de la douleur, sont
pourvues d'effets médicaux. Alors où est la
barrière entre médicaments et drogues ? Seuls les médecins peuvent y
répondre, et pas les policiers.
Le cannabis est légalisé en
Californie sur ordonnance, pour ses nombreuses vertus
médicales. On peut
l'utiliser contre la douleur, pour stimuler l'appétence des
malades qui ne se nourissent plus, pour le traitement du glaucome ou
pour ralentir la progression de la sclérose en plaques...
Hélas la loi interdit aujourd'hui de présenter sous un
jour favorable les drogues qui ont été
prohibées, empêchant ainsi la publication des ces
informations et la tenue d'un véritable débat sur le sujet. Légalisons le débat... et demain,
le reste.