Ce sont les
larmes des enfants venus manifester pacifiquement, festivemment avec
leurs parents, à Braud & St Louis ce dimanche 23 avril,
qui en retour ont été agressé par les
lacrymogènes alors que tous s'apprêtaient à
s'asseoir devant le barrage des forces de l'ordre armées de
fusils-mitrailleurs.
Mais ce sont
aussi les larmes qu'ils versent quant à l'avenir qu'on leur
prépare. Ils attendent des générations actuelles
qu'elles leur laissent en héritage des éoliennes, des
panneaux solaires et un monde plus propre. En retour les
autorités leur rappellent que, malgré le progrès
technique qui permet de faire autrement comme partout ailleurs dans
le monde, ils n'auront en France que des déchets radioactifs,
et des centrales nucléaires.
Ce sont ensuite
les larmes des parents qui ne veulent pas que leurs enfants puissent
un jour agoniser d'un cancer après un malheureux "incident"
dans une centrale techniquement "irréprochable" quoique mal
construite.
Ce sont encore
les larmes des anciens qui ont fait cette région, sa terre et
son patrimoine et qui pleurent à l'idée que leurs
descendants devraient l'abandonner après un accident majeur.
Mais à
ces larmes de tristesse succèdent les larmes de joie de voir
la mobilisation de ce dimanche pascal. Des larmes de joie en pensant
à tous ceux qui n'ont pas pu venir (obligation familiale
oblige), mais qui nous suivaient de loin, et à toute l'opinion
publique qui désire plus jamais la sortie du nucléaire
et le recours aux énergies renouvelables. Des larmes de joie
parce que brutalité policière ou pas, obscurantisme
d'EDF ou pas, faiblesse des autorités face au lobby
nucléaire ou non, cette sortie est désormais
inéluctable. Et nous continuons le combat pour qu'elle soit
immédiate.